15 septembre – Journée Internationale de la Démocratie : l’Afrique entre aspirations citoyennes et défis structurels.

Chaque 15 septembre, les Nations Unies appellent le monde à célébrer la Journée Internationale de la Démocratie. Une occasion de faire le point sur l’état des libertés fondamentales, de la participation politique et de la gouvernance dans les différentes régions du globe. En Afrique, et au Cameroun en particulier, cette journée prend une résonance particulière, au regard des attentes croissantes des citoyens face à des systèmes politiques parfois en décalage avec leurs aspirations.

Une jeunesse en quête d’espace démocratique

Dans plusieurs pays africains, les jeunes qui représentent plus de 60 % de la population s’engagent de plus en plus : débats citoyens, participation électorale, mouvements sociaux ou création de partis politiques. Au Cameroun, cette dynamique reste freinée par des obstacles tels que l’exclusion socio-politique, la précarité économique ou la méfiance envers les institutions.

Des institutions démocratiques à renforcer

 Si le multipartisme existe formellement, de nombreux défis restent posés : faiblesse des contre-pouvoirs, faible taux de participation, manque de transparence électorale, violences politiques et restriction des libertés d’expression. La démocratie ne peut se limiter à des échéances électorales : elle doit garantir une gouvernance inclusive, la redevabilité et l’accès équitable à l’information.

Quel avenir pour la démocratie en Afrique ?

Le futur de la démocratie africaine passera par :  

  1. La réforme des institutions* pour plus de représentativité ; 
  2. L’éducation civique et politique, notamment auprès des jeunes ;  
  3. L’implication des femmes et des groupes marginalisés ;  
  4. Le dialogue entre gouvernants et gouvernés.

La Journée Internationale de la Démocratie nous rappelle que la démocratie est un processus vivant, à entretenir, à défendre et à adapter aux réalités locales. Le Cameroun, à l’instar de l’Afrique, a l’opportunité d’en faire un socle de stabilité, de développement et de justice sociale.

UAMG-Walter Atou’ou