Chaque 16 septembre, le monde célèbre la Journée internationale de la protection de l’éducation contre les attaques, instaurée par les Nations Unies pour rappeler que l’école doit rester un sanctuaire, même en temps de guerre ou de crise. Si le concept semble évident, la réalité est tout autre dans plusieurs régions du monde, y compris au Cameroun.
Depuis quelques années, notre pays est confronté à des conflits sociopolitiques qui affectent directement le secteur éducatif. Dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, plusieurs établissements ont été incendiés, fermés ou désertés, contraignant élèves et enseignants à fuir ou à étudier dans des conditions précaires. À cela s’ajoutent les défis sécuritaires dans d’autres zones où l’accès à l’école reste une lutte quotidienne.
L’éducation, cible silencieuse
Au-delà des conflits armés, l’éducation est aussi victime d’attaques plus insidieuses : pauvreté des infrastructures, faible sécurité des établissements, violences basées sur le genre à l’école, ou encore mariages précoces et grossesses non désirées, qui éloignent des milliers de jeunes filles du banc scolaire.



Un devoir collectif de protection
Le message des Nations Unies est clair : protéger l’éducation, c’est protéger l’avenir. Cela implique une mobilisation de tous : autorités, communautés, parents, enseignants et élèves. Car une école attaquée, c’est une société qui recule.
Le cas du Cameroun : entre résilience et espoir
Malgré les défis, des efforts sont faits pour maintenir l’école debout. Dans certaines zones touchées, des ONG, associations locales et enseignants bénévoles assurent une continuité éducative. Le gouvernement, lui aussi, multiplie les initiatives pour réhabiliter les infrastructures détruites et renforcer la sécurité dans les zones sensibles.
En cette journée internationale, la priorité doit rester la sécurité de l’espace scolaire et le droit de chaque enfant à une éducation sans peur. Car l’école n’est pas un luxe, mais un pilier fondamental de paix et de développement.
UAMG-Walter Atou’ou









