La Journée mondiale de l’environnement, célébrée du 3 au 5 juin dans le département de la Sanaga maritime, a mis en lumière l’impact des déchets plastiques sur l’écosystème tout en révélant leur potentiel économique.
Des activités de nettoyage, de sensibilisation et de reboisement ont réuni autour de cette problématique, des autorités administratives et traditionnelles, les responsables des services déconcentrés et les populations, notamment à Sikoum dans l’arrondissement de Dibamba et à Edéa. Les différentes actions menées pendant des trois jours dédiés à la lutte contre les plastiques ont permis de souligner l’urgence d’une action collective face à cette menace sur l’environnement.


Dans un contexte où la lutte contre la pollution plastique se concentre souvent sur des mesures correctives, un observateur avisé a préconisé que « cette lutte devrait commencer en amont. Les plastiques présents sur le marché camerounais proviennent principalement de la contrebande. » Il a surtout insisté sur l’importance pour chaque citoyen de refuser d’acheter ces plastiques non autorisés, afin de protéger l’économie locale et de renforcer un engagement citoyen essentiel.
Pour sa part, Suzanne Nathalie Mpord Epse Amougou, déléguée départementale du Ministère de l’Environnement , de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED), a renforcé renforce ce message en indiquant qu’au plan local : « l’activité de collecte des déchets plastiques est effective et contribue à l’économie circulaire. » Elle a appelé à l’implication des chefs traditionnels et autres parties prenantes pour mobiliser les communautés, en mettant en avant l’émergence d’industries, comme celle à Dibamba, qui va transformer les bouteilles plastiques en mousse pour matelas. Cette initiative chinoise en cours d’implantation dans le département, offre non seulement une solution à la pollution, mais crée également des emplois, participant ainsi à la résorption du chômage jeune.
UAMG-Joseph KIZERBO









