Face à sa parole longtemps étouffée, face à la brisure de l’injustice silencieuse, il a choisi le moment de l’élection présidentielle pour montrer au monde durant ce processus électoral qu’il souffre dans sa chair d’un « salaire injustement suspendu ».
Il a durant ce processus électoral, le candidat du RFERE, Rassemblement des Forces Ecologiques pour la Relance de l’Economie, mis sur pied une stratégie pour profiter de la tribune offerte par l’élection présidentielle pour dénoncer l’injustice dont il est victime. Son souci n’était pas avoir un dossier complet. Son ambition n’était finalement pas d’être retenu comme candidat. Il voulait juste l’espace pour réclamer son salaire. Juste une tribune pour faire entendre sa voix.

Dans une déclaration dans une télévision de la place, l’enseignant abusé qui a donné toute sa vie devant le tableau noir et la craie en mains à des dizaines de générations de camerounais réclame ce qui lui est dû. Il indexe la ministre des Enseignements secondaires qui userait de sa position, son pouvoir pour empêcher qu’on lui paie les mois de salaires injustement suspendus. Ce fonctionnaire qui a longtemps cru en son pays a pris le Conseil Constitutionnel comme son dernier rempart. Il n’a pas eu le temps d’exposer sa souffrance, son injustice, mais fier de son statut, il croit dur comme fer que « même dans 1000 ans qu’on ouvrira mon procès contre le MINESEC, Ministère des Enseignements Secondaires, je le gagnerai haut la main et on me payera le fruit de mon dur labeur ».
Objet de raillerie durant les procédures à Elecam, aujourd’hui toute la toile fait Mea culpa et célèbre le courage de Monsieur Léopold Bessiping. Une mobilisation virale sur les réseaux sociaux appelle urgemment au paiement du montant des salaires réclamés par l’enseignant. Comme quoi, à chacun sa Présidentielle.
UAMG-El Nasri









