Au Cameroun, le démarrage du deuxième trimestre de l’année scolaire 2025-2026, effectif depuis le 5 janvier, intervient en pleine saison sèche. Entre chaleur accablante, poussière et fatigue accrue, élèves, enseignants et parents doivent s’adapter à des conditions climatiques éprouvantes qui influencent directement l’apprentissage et la santé en milieu scolaire.
Le deuxième trimestre de l’année scolaire 2025-2026 a officiellement débuté le 5 janvier dernier sur l’ensemble du territoire camerounais. Cette reprise des cours coïncide avec le cœur de la saison sèche, une période marquée par des températures élevées, une forte poussière et une sécheresse ambiante qui affectent sensiblement le quotidien scolaire.
À Édéa, comme dans de nombreuses localités du pays, les salles de classe font face à des conditions peu favorables à l’apprentissage. La chaleur intense et l’air poussiéreux rendent la concentration plus difficile, notamment pour les élèves des classes d’examen, déjà soumis à une forte pression académique. Maux de tête, fatigue physique, déshydratation et baisse d’attention figurent parmi les maux les plus fréquemment signalés.


Consciente de ces réalités, la communauté éducative est appelée à redoubler de vigilance. Plusieurs mesures sont préconisées, notamment l’aménagement des horaires scolaires pour éviter les heures de forte chaleur, l’encouragement à une hydratation régulière, l’allègement des charges physiques pour les plus jeunes, ainsi qu’un accompagnement moral et pédagogique renforcé pour soutenir les élèves.
Les parents d’élèves, quant à eux, ont un rôle déterminant à jouer. Ils sont invités à veiller à une bonne hygiène corporelle, à une alimentation équilibrée et à la régularité scolaire de leurs enfants, malgré la fatigue inhérente à cette période climatique.
Ce deuxième trimestre s’annonce par ailleurs dense, avec plusieurs interruptions, entre activités post et peri scolaires et fêtes extr scolaires, le carnet est plein. On peut noter : la Coupe d’Afrique des Nations en cours, la journée du bilinguisme, le 11 février ou fête de la Jeunesse, la journée internationale de la langue maternelle, les journées portes ouvertes et entrepreneuriales, la journée de la Francophonie et la célébration de la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars. Autant d’événements qui réduisent le temps effectif d’apprentissage, mais qui n’enlèvent rien à l’importance stratégique de cette phase pour la préparation des examens de fin d’année.
Face aux contraintes imposées par la saison sèche, les acteurs de l’éducation sont appelés à faire preuve d’adaptation collective. Car si la saison sèche constitue un défi, elle ne doit en aucun cas devenir un frein à la qualité de l’éducation au Cameroun.
Walter Atou’ou









