Gabon : Une reforme fiscale et douanière pour attirer les investisseurs.

Lors du conseil des ministres du 6 mars 2025 à Libreville, présidé par le général Brice Clotaire, candidat aux élections présidentielles d’avril 2025, le gouvernement gabonais a adopté un projet de loi ambitieux. Ce texte vise à moderniser le cadre légal de l’investissement au Gabon, en offrant des avantages fiscaux et douaniers adaptés aux besoins des opérateurs économiques, dans le but de stimuler l’attractivité du pays et de favoriser la croissance économique durable.

Le gouvernement gabonais, dans l’optique d’attirer plus d’investisseurs, met en place des facilités par le biais de trois principaux régimes. Il s’agit du régime de droit commun, des régimes spécifiques et du régime de réinvestissement. À la clé, une innovation : la création de l’Agrément Investisseur, un outil conçu pour soutenir la réalisation de projets prioritaires.

Il s’agit pour le gouvernement d’attirer et de faciliter l’installation des opérateurs économiques dans les zones à fort potentiel économique. Cela vise également la création d’emplois qualifiés avec le renforcement des compétences locales.

Ce projet de loi propose également un cadre institutionnel intégré, visant à garantir une gouvernance efficace en matière d’investissements. Il a pour objectif de rendre le climat des affaires plus favorable, d’améliorer l’attractivité économique du pays et de stimuler la croissance des secteurs productifs et non productifs.

Selon le Nouveau Gabon, le gouvernement espère ainsi attirer davantage d’investissements directs étrangers (IDE). En 2023, le pays a enregistré un volume estimé à 1,15 milliard de dollars d’IDE (plus de 660 milliards de FCFA), en augmentation de 46 millions de dollars (27,7 milliards de FCFA) par rapport à l’année précédente, selon le rapport 2024 de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Ce nouvel environnement législatif et institutionnel pourrait permettre au Gabon de renforcer cette dynamique, en attirant davantage d’investissements, qui contribueront à son développement économique durable.

UAMG-Madeleine Mimkouboué