Journée mondiale des traducteurs : Honneur aux passeurs de langues et de cultures.

Chaque 30 septembre, le monde célèbre la Journée mondiale de la traduction une occasion de mettre en lumière le rôle essentiel des traducteurs, interprètes et terminologues dans la construction d’un monde plus inclusif, interconnecté et compréhensif. Placée sous l’égide de la Fédération internationale des traducteurs (FIT), cette journée rend hommage à ces artisans de l’ombre qui font dialoguer les peuples.

Dans un contexte mondial où les conflits, les migrations, la diplomatie et le commerce reposent largement sur la communication, les traducteurs sont devenus des acteurs-clés de la paix et du développement. Ils permettent à des idées, des traités, des œuvres littéraires, des innovations scientifiques et des messages humanitaires de franchir les barrières linguistiques.

Au Cameroun, pays riche de ses 250 langues locales et bilingue officiel (français/anglais), le métier de traducteur est d’autant plus stratégique. Dans les institutions publiques, les organisations internationales ou les entreprises, leur rôle est souvent méconnu mais crucial.

Traduire pour comprendre, comprendre pour avancer

Cette année encore, le thème retenu par la FIT insiste sur le rôle des langues dans la promotion de la paix, de la compréhension mutuelle et du développement durable. Dans un monde marqué par les malentendus géopolitiques, la désinformation et les clivages culturels, traduire, c’est bâtir des ponts là où d’autres érigent des murs.

Les enjeux de la traduction en Afrique

L’Afrique, continent multilingue par excellence, a besoin de traducteurs formés, outillés et reconnus. Si des écoles de traduction existent notamment au Cameroun avec l’ASTI (Advanced School of Translators and Interpreters) le métier reste encore marginalisé, parfois sous-payé, souvent exercé sans reconnaissance officielle.

Or, dans des contextes sensibles (élections, crises sanitaires, dialogues intercommunautaires), la qualité de la traduction peut influencer la perception des faits, voire la paix sociale.

Un appel à valoriser la profession

En ce 30 septembre, Up Africa Media appelle à une meilleure valorisation du métier de traducteur : plus de formations, plus de reconnaissance institutionnelle et une intégration systématique dans les projets de développement, à l’échelle nationale et continentale. Les traducteurs ne sont pas de simples « traducteurs de mots », ce sont des passeurs de sens, bâtisseurs d’harmonie, facilitateurs de compréhension.

À toutes celles et ceux qui donnent une voix à ce que d’autres écrivent dans une autre langue, cette journée est la vôtre.

Bonne fête à tous les traducteurs d’Afrique et du monde!

UAMG-Walter Atou’ou