Kribi-Activités dangereuses : quand les tricycles se transforment en camions.  

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 Une menace grandissante pour les usagers de la route, dans un contexte de rentrée scolaire. 

Dans les rues de Kribi, notamment dans les quartiers populaires et les axes secondaires, les tricycles, initialement conçus pour le transport léger de marchandises, se transforment de plus en plus en véritables camions improvisés. Entassant sacs de ciment, planches, blocs ou même des passagers, ces engins à trois roues sont désormais au cœur d’une pratique dangereuse qui inquiète les riverains et les autorités.

À première vue, ces tricycles semblent offrir une solution économique et pratique. Mais en réalité, leur surcharge constante, leur instabilité mécanique et leur vitesse sur les voies urbaines exposent les conducteurs eux-mêmes, mais aussi les piétons et autres usagers de la route à de graves accidents. À cela s’ajoute le manque de formation de certains conducteurs, souvent très jeunes, et le non-respect du code de la route.

Une menace accrue en cette période de rentrée scolaire 

Le risque est d’autant plus grand en ce mois de septembre, alors que les élèves, parfois très jeunes, reprennent le chemin de l’école. Nombreux sont ceux qui marchent le long des routes sans trottoir, frôlés par ces tricycles surchargés et parfois mal entretenus. Plusieurs parents et enseignants de Kribi tirent déjà la sonnette d’alarme.

Face à cette situation, les autorités municipales et les forces de sécurité routière sont appelées à intensifier la sensibilisation auprès des conducteurs de tricycles. Des campagnes de contrôle, de formation et de rappel à la réglementation sont plus que jamais nécessaires, surtout dans le contexte de protection des enfants sur le trajet scolaire.

Car si ces engins peuvent servir au développement économique local, leur usage anarchique et dangereux représente un véritable danger public.

UAMG-Walter Atou’ou Otya’a