Le 18 septembre 2025, une motion de destitution visant Emmanuel Macron a été officiellement déposée à l’Assemblée nationale. Si la démarche reste inédite sous la Ve République, elle soulève des questions sur l’usage et les limites de l’article 68 de la Constitution française. Retour sur les fondements.
Juridiques et les motivations politiques de cette initiative.
C’est un geste fort, à défaut d’être décisif. Le mercredi 18 septembre 2025, un groupe de députés a déposé une motion de destitution contre le président de la République, Emmanuel Macron. Cette initiative, bien que largement symbolique dans le contexte parlementaire actuel, s’appuie sur un cadre juridique précis : l’article 68 de la Constitution.
Ce dernier stipule que le chef de l’État peut être destitué « en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat ». Une formulation volontairement vague, qui laisse une large place à l’interprétation politique. En l’occurrence, les députés à l’origine du texte reprochent à Emmanuel Macron une « dérive autoritaire », notamment après l’adoption de plusieurs textes controversés cet été, touchant aux libertés publiques et à la séparation des pouvoirs.

Par delà le signal politique, les chances d’aboutissement sont minimes. Pour enclencher la procédure devant la Haute Cour, il faudrait une majorité des 3/5e des membres du Parlement, un seuil hors d’atteinte sans consensus large entre oppositions.
Cette tentative, même vouée à l’échec, met en lumière les tensions institutionnelles d’un second quinquennat sous haute pression.
UAMG-Grâce Manuella









