Dans le cadre de l’opération de rachat d’Energie of Cameroon (ENEO); le principal producteur et distributeur d’électricité au pays le fonds d investissement britannique Actis a accepté l’offre de rachat de l’Etat camerounais pour 78 milliards FCFA portant sa participation majoritaire a 51 %.
Dans le cadre de ce rachat, l’Etat du Cameroun après avoir déboursé 78 milliards FCFA (environ 133 millions USD) détiendra désormais 95% du capital d’Eneo, contre 44 % auparavant et le personnel conservera 5% des parts.
Il faut noter que depuis la privatisation partielle de la société en 2014, de nombreuses tensions ont opposés l’Etat à Actis. Ces tensions portaient en majorité sur les déficiences dans la fourniture de l’électricité, la détérioration du service client et le manque d’investissements structurels.


Cette opération de rachat a été conduite d’une part par David Alderton, négociateur en chef pour Actis et dirigeant de Cameroon Power Holdings (CPH). Et d’autre part, par l’équipe technique camerounaise dirigée par Aminou Bassoro, ancien coordonnateur de la Commission technique de privatisation, aujourd’hui rattachée à la Société Nationale d’Investissements (SNI). Lors des négociations et transactions, il a été assisté par pour le cabinet Chazai Wamba, conseiller juridique de Yaoundé.
En somme, la transaction reste en suspension bien que validée dans son principe. Il ne reste plus que l’approbation finale du Chef d’Etat, Paul Biya. L’issue de ce dossier pourrait être salutaire pour la stratégie énergétique du Cameroun, à l’heure où le pays peine à assurer une fourniture d’électricité stable à sa population et à ses entreprises.
UAMG-Madeleine Mimkouboue









