Cameroun-Incidents à Bouaké : La commission d’éthique sévit, Njitat et Ngos suspendu!.

Sanctionnés pour leur comportement que certains observateurs qualifient d’inacceptable, Geremi Njitap et Daniel Blaise Ngos ont reçu des peines exemplaires de la Commission d’éthique de la FECAFOOT. Njitap, président du SYNAFOC, écope de 5 ans de suspension et d’une amende de 10 millions FCFA. Ngos, secrétaire général du SYNAFOC, est quant à lui suspendu pour 2 ans et doit payer 5 millions FCFA.

Ces sanctions font suite à une altercation survenue le 23 janvier 2024 dans les vestiaires des Lions Indomptables à Bouaké, en Côte d’Ivoire, après le match de la CAN 2024 opposant le Cameroun à la Gambie. Selon les informations disponibles, Geremi Njitap se serait rendu dans les vestiaires pour féliciter les joueurs, mais aurait été expulsé par des agents de sécurité sur instructions présumées du président de la FECAFOOT, Samuel Eto’o, entraînant une altercation avec le chef du protocole.

La commission d’éthique de la FECAFOOT reproche donc à Geremi Njitap et à Daniel Blaise Ngos la « violation des règles de conduite générale et de manque de loyauté » conformément aux articles 13 alinéa 1 et 15 du code d’éthique de la FECAFOOT. Cependant, certains observateurs estiment que ces dispositions restent floues et sont utilisées de manière discrétionnaire.

Me Daniel Blaise NGOS
Secrétaire général du SYNAFOC

Et comme il fallait s’y attendre, cette décision de la commission d’éthiquede a suscité de vives réactions au sein du monde sportif camerounais. Si certains saluent la fermeté de cette  commission, d’autres par contre dénoncent une manœuvre politique visant à écarter Geremi Njitap, ancien international camerounais et potentiel candidat à la présidence de la FECAFOOT lors des prochaines élections.

Nombreux sont ces observateurs qui notent que ce conflit s’inscrit dans une relation tendue entre Samuel Eto’o et Geremi Njitap, anciens coéquipiers, qui se sont éloignés depuis l’élection d’Eto’o à la tête de la FECAFOOT.

Le SYNAFOC a annoncé son intention de contester cette décision devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS). 

Il est toutefois important de rappeler que la Confédération Africaine de Football (CAF) avait déjà été saisie de cette affaire en 2024 et avait demandé à la FECAFOOT de cesser toute procédure disciplinaire, estimant que l’incident s’était produit lors d’une compétition officielle de la CAF et relevait donc de sa compétence exclusive.  La CAF pourrait être amenée à réagir à nouveau face à cette situation. Et selon toute vraisemblance, ce feuilleton ne fait que commencer…

UAMG-Madeleine Mimkouboué