Le jeudi 5 juin 2025, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a confirmé la fermeture officiel de tous ses bureaux au Niger ainsi que le départ immédiat de tout son personnel expatrié, sur la demande des autorités de Niamey. Accusé de collusion avec des groupes armés, l’organisation humanitaire déplore cette décision qui vient interrompre une longue collaboration de 35 ans d’intervention humanitaire dans ce pays.
Selon un message de Patrick Youssef (directeur régional du CICR pour l’Afrique), publié le jeudi 5 juin 2025 sur le site internet du CICR, on apprend la confirmation du départ du CICR et de son personnel expatrié du Niger. Cette décision intervient quelque mois (31 janvier 2025) après que l´organisme ait été notifié par les autorités du Niger. Il leur avait été exigé la cessation immédiate de leurs activités sur tout le territoire.


Le CICR réfute toutes ces accusations . « Le CICR ne fournit jamais un soutien financier, logistique ou de toute autre nature aux parties au conflit », a souligné Patrick Youssef.
Patrick Youssef affirme que depuis la présence du CICR au Niger (1990), l´organisme mène uniquement des activités humanitaires ( conformément à son mandat et la convention de Genève) dans plusieurs régions en proie aux violences armées et à l’instabilité, notamment à Diffa, Tillabéri, Tahoua et Agadez. Parmi ses actions figurent la fourniture d’eau potable, la réhabilitation d’infrastructures de santé, l’appui aux structures médicales, la distribution de vivres et de biens essentiels, ainsi que la protection des populations civiles et des personnes privées de liberté.
Enfin, selon Patrick Youssef, le CICR reste disponible à tout dialogue pour la reprise des activités humanitaires sur le territoire. « Le CICR réitère sa disponibilité à maintenir un dialogue constructif avec les autorités nigériennes, en vue d’une reprise de ses activités strictement humanitaires de protection et d’assistance », a conclu Patrick Youssef.
UAMG-Madeleine Mimkouboué









